cadre   - Nous sommes le Mardi 15 Octobre 2019 et il est 21:04
 
"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Haute Vienne 87 - Limousin -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
bloc_h_g Menu général bloc_h_d
  Retour à l'accueil
  Urgence:joindre qui?
  Laisser un message
  Qui sommes nous ?
  Des témoignages
  Services
  La recherche
  Insertion et Travail
  Notre région
  Les sites UNAFAM
  Liens utiles
  Espace GEM ou Club
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les dernières actualités bloc_h_d
  Les actualités du 87
  la lettre de la présidente août 2019
  les nationales...
avis de décès - jacques dreyer-dufer unafam11
  Les départementales
prochain gif (groupe d'informations des familles) du 15 octobre
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les utilitaires du site bloc_h_d
  Mises à jour du site

  Moteur de recherche
  Le plan du site
  Les pages préférées
  Les pages sonorisées
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Accès réservé bloc_h_d



bloc_h_g bloc_h_d

Toutes les actualités Départementales mises en commun et par ordre Chronologique

des Délégations Unafam 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972



Dr AMZALLAG - La Schzophrénie 10 octobre 2011
Envoyé par unafam69

UNAFAM - COMPTE RENDU

RENCONTRE FAMILLES/ PROFESSIONNELS

DU 11 OCTOBRE 2011

Les maladies psychiques : typologie, causes, symptômes, évolutions.

 

Intervention du 11 octobre 2011

Du Dr AMZALLAG, psychiatre, Chef de Service, CHS St-Jean-de-Dieu

 


SUITE DE L'INFORMATION

 

La schizophrénie

 

Les manifestations de la schizophrénie

 

Les manifestations de la schizophrénie peuvent varier d’une personne à l’autre. Nous en avons listé un certain nombre qui peuvent vous permettre de comprendre ce que peut ressentir une personne souffrant de schizophrénie.

 

Prodromes, prémices:

Une personne atteinte de schizophrénie peut :

- Eprouver des difficultés à établir un contact avec son entourage

- Etre envahie par des idées et des impressions étranges

- Avoir l’impression d’entendre des voix qui, bien que n’existant pas réellement, font partie de sa réalité (injures, ordres)

- Etre prisonnière de ses hallucinations et de son délire

- Avoir une conscience de soi partiellement, voire totalement altérée

Sur le plan social :

- Avoir la conviction que certains lui veulent du mal

-  Se replier sur elle-même et se comporter d’une façon bizarre ou imprévisible

- Rencontrer assez souvent des tensions et problèmes à l’extérieur et à l’intérieur de la famille

- Avoir des troubles du sommeil (veilles prolongées, levers tardifs)

- Se désintéresser de nombreuses choses : habillement, ménage, toilette, gestion de ses biens

Sur le plan affectif :

- Ne pas ressentir les choses comme avant

- Avoir des réactions émotionnelles étranges et incongrues

- Ressentir son entourage comme hostile.

 

L’évolution de la schizophrénie est encore très variable selon les individus.

La schizophrénie se manifeste sous différentes formes : repli sur soi hallucinations, délires. Sur le plan social, un patient schizophrène peut avoir la conviction que certaines personnes lui veulent du mal, se désintéresser de nombreuses choses... Les manifestations et les symptômes de la schizophrénie sont multiples et varient selon l’individu.

 

 

Quels sont les symptômes de la schizophrénie?

 

La schizophrénie se caractérise par des signes et des symptômes. Trois types de symptômes sont couramment utilisés pour décrire la schizophrénie : les symptômes positifs, négatifs et de désorganisation, en effet, il n’existe pas d'examen biologique de type prise de sang permettant d'établir le diagnostic de la schizophrénie. Les symptômes de schizophrénie dits positifs :

 

- Le délire

est dans ce domaine le plus fréquemment cité, car le plus spectaculaire. Le patient accumule les idées sans lien avec la réalité. Un fort sentiment de persécution, une jalousie pathologique, la soudaine affirmation d’idées mystiques relèvent de cette dimension.

Le Petit Larousse définit le délire comme “un trouble psychique caractérisé par des idées en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens et entraînant la conviction du sujet (ou de la personne)”.

 

-     Idée de persécution : ce sont les idées délirantes les plus fréquentes. La personne a la conviction que l’on essaie de lui nuire physiquement (idées d’empoisonnement, d’agression par des moyens plus ou moins scientifiques ou fantastiques) et moralement (“on” l’insulte, “on” l’a dépossédée de sommes d’argent, “on” veut l’expulser de son appartement,...). Ces idées peuvent rester un sentiment vague ou devenir une certitude précise.

-     Idée de grandeur : elles sont presque aussi fréquentes que les idées de persécution. Ce sont des idées d’énormité, de richesse, de filiation, de surestimation de ses capacités personnelles.

-     Idée d’influence : dans le délire d’influence, la personne est convaincue d’être sous l’emprise d’une force étrangère. Elle croit être dirigée par une force extérieure. Tout ce qu’elle dit, écrit ou fait, lui est imposé par une puissance qui la domine. Ces forces étrangères peuvent être des rayons, des ondes ou agir par des voies paranormales. La personne est entre autres convaincue, que ses pensées sont dirigées de l’extérieur que tout le monde connaît ses pensées les plus intimes

-     Idée de référence : la personne est convaincue que les autres parlent d’elle, ou lui font signe, dans la rue, à la télévision ou ailleurs.

 

-  Les Hallucinations

Le dictionnaire indique que “L’hallucination est un trouble psychique dans lequel le sujet (la personne a la conviction de percevoir un objet (voix, odeurs, personnes) alors que ce dernier n’existe pas réellement.”

L’hallucination est la perception de choses qui n’existent pas dans la réalité extérieure (celle que l’on partage avec les autres).

 

Les idées délirantes se nourrissent d’hallucinations, le plus souvent auditives.

Le langage des patients peut être enfin décousu et incohérent.

  -        Hallucinations auditives : (le malade entend des voix qui parlent de lui ou qui lui donnent des ordres) : peuvent être de simples sons ou des discours incessants. La personne qui les entend peut dialoguer avec ces voix, se tourner dans leur direction et leur demander d’arrêter. Elle peut tenter de s’en défendre de différentes façons : boules dans les oreilles, appareil radio ou walkman à fond...

  -        Hallucinations intrapsychiques (automatisme mental, sortes de voix intérieures).:

elles ressemblent à un langage qui parle à l’intérieur, une transmission de pensée, de télépathie, à des idées imposées. Ce sont des perceptions qui ne passent pas par les organes des sens. La personne qui ressent ces phénomènes les éprouve comme s’ils venaient d’ailleurs : on lui impose des images dans la tête, on l’oblige à voir des scènes de souvenirs ou de rêve.

-        Hallucinations visuelles

-        Hallucinations olfactives (odeurs) et gustatives (goût)

-        Hallucinations tactiles (toucher) et cénesthésiques (qui concernent les sensations corporelles internes)

 

 

Les symptômes de schizophrénie dits négatifs

 

Ils sont par nature invalidants, en particulier du fait de leurs conséquences sur la vie sociale. Il s’agit le plus souvent d’un repli sur soi, d’une perte d’initiative et d’une moindre implication dans des activités traditionnelles. Les capacités à communiquer, à aller vers l’autre et à prendre du plaisir sont fortement altérées. Ces symptômes produisent de facto un isolement

 

 

Les symptômes de schizophrénie dits de désorganisation / déréalisation

Il s’agit d’un processus interne désorganisant l’activité mentale du patient qui s’exprime par des troubles du cours de la pensée (arrêt brusque du discours), des troubles du langage, un déficit de la structure logique de la pensée, des troubles de la communication, une désharmonie émotionnelle (l’affect n’est plus concordant avec la pensée, la situation), une désharmonie du comportement et du mouvement. Des affects, des pensées et des comportements contradictoires peuvent s’exprimer au même moment.

Une personne atteinte de schizophrénie peut donc avoir une conscience de soi partiellement ou totalement altérée.

 

DONC : Trois types de symptômes et de signes caractérisent la schizophrénie: les symptômes positifs, négatifs et de désorganisation:

Les symptômes positifs regroupent les délires et hallucinations.

Les symptômes négatifs produisent un isolement social (repli sur soi, perte d’initiative...)

Les symptômes de désorganisation provoquent une conscience de soi partielle ou totalement altérée.

  

Les facteurs de risques : quand et pourquoi la maladie survient-elle?

 

Les premiers symptômes de la schizophrénie peuvent survenir dès l’adolescence, cette période étant clé pour un dépistage précoce. Le diagnostic, du fait de la complexité de cette maladie, est difficile à poser au tout début. Il se passe en moyenne deux ans entre les premiers symptômes de schizophrénie et le moment où la maladie est identifiée comme elle.

 

 Facteurs de vulnérabilité génétique et environnementale :

Les chercheurs ont cependant mis en évidence des facteurs de vulnérabilité génétique et environnementale qui, sur le plan épidémiologique, semblent jouer un rôle important dans le développement de cette pathologie.

Ces deux éléments réunis pourraient, en effet, favoriser la survenue de la maladie.

Cette hypothèse globale dite de “stress-vulnérabilité” montre que le risque de développer une schizophrénie serait plus important sur un “terrain” montrant une fragilité neuropsychologique d’origine génétique.

L’individu présenterait des modes de fonctionnement psychique pathologiques tels que:

        une difficulté à fixer son attention

        une altération de certains mécanismes de mémoire

        une incapacité à se projeter dans l’avenir ou à percevoir les intentions de l’autre.

Le risque de développer la maladie est de 10% pour les frères et soeurs d’un patient souffrant de schizophrénie, contre 1% de la population générale. Et il est de 46 % pour un enfant dont les deux parents sont atteints par la maladie.

En addition à ces facteurs génétiques, des facteurs psychosociaux et biologiques peuvent participer au développement de la schizophrénie :

 

Facteurs psychosociaux:

Ces derniers peuvent se classer en deux catégories

 

1.Les facteurs sociodémographiques sont nombreux et complexes. Etre isolé socialement et économiquement, avoir un nombre très réduit d’expériences professionnelles, être récemment immigré et par conséquent brutalement coupé de sa culture d’origine, peuvent apparaître comme des facteurs favorisant l’éclosion de la maladie. Il est a contrario légitime de penser qu’un entourage amical et compréhensif, faire par exemple partie d’une association sportive ou d’une amicale, peuvent être des facteurs retardant l’apparition des troubles.

 

2.Les facteurs de communication montrent que le fait de vivre au sein d’une famille exprimant intensément ses émotions pourrait accroître selon certains auteurs le risque de schizophrénie. De même, la survenue d’événements de vie stressants et un degré trop élevé d’exigences sociales pourraient y participer.

Si les études épidémiologiques ne démontrent pas formellement la responsabilité réelle des facteurs psychosociaux, ces éléments semblent pourtant jouer un rôle effectif dans l’intensité de la maladie et par conséquent dans la qualité de vie du patient.

 

Facteurs biologiques:

Des agents infectieux, toxiques ou traumatiques ont été invoqués comme étant à l’origine de troubles schizophréniques, survenant de façon brutale chez l’adulte:

Les agents infectieux : il peut s’agir ici d’une grippe (cf. La pandémie de grippe espagnole de 1918 avait été suivie d’une augmentation importante de troubles faisant évoquer la schizophrénie).

 Les agents toxiques : la prise de drogues (amphétamines, cannabis, alcool par exemple) chez les sujets fragiles, adolescents ou jeunes adultes, pourrait favoriser la survenue de la maladie.

 

La question qui se pose est de savoir si ces facteurs biologiques sont directement responsables ou s’ils sont à considérer comme des “révélateurs” chez des  personnes présentant une fragilité prédisposant à la maladie. Cette interrogation existe, par ailleurs, pour de nombreuses autres pathologies, et pas seulement dans le domaine de la santé mentale.

 

Les agents traumatiques : quelques pathologies cérébrales reproduisent en partie certains des symptômes typiques de la schizophrénie.

 

Une vulnérabilité génétique et environnementale pourrait jouer un rôle essentiel dans le développement de la schizophrénie. D’autres facteurs psychosociaux et biologiques peuvent également intervenir.

 

 

Evolution de la schizophrénie

 

Il est essentiel de repérer les symptômes le plus tôt possible. Ce sont souvent les proches qui détectent les premiers symptômes de délire ou d’hallucinations. Les approches thérapeutiques sont multiples et adaptées à chaque personne.

 

 La première manifestation de la schizophrénie peut être une bouffée délirante, mais la maladie peut également se déclarer progressivement, sur une période de plusieurs mois. Parfois, en particulier pendant les deux premières années, la schizophrénie peut disparaître spontanément.

 

 Avec un traitement adapté mis en place précocement, un patient schizophrène sur trois mène une vie normale. Les effets de ce traitement se maintiennent au cours des années.

 

Parfois, on observe une amélioration après l’âge de 40 ans qui permet de diminuer le traitement, voire de le supprimer progressivement.

 

Sans traitement, la maladie s’aggrave souvent. Les épisodes aigus se succèdent et les hospitalisations sont de plus en plus fréquentes. Les conséquences sont lourdes. Les personnes atteintes de schizophrénie sans traitement (ou qui le prennent mal) s’exposent à des complications, toxicomanie, alcoolisme et comportements suicidaires.( Un schizophrène sur dix fait au moins une tentative de suicide dans sa vie.)

 

Si la maladie est permanente, elle évolue toutefois par épisodes

 

Pour 25% des patients cela se limitera à un seul épisode de rechute sur une période de 5 ans.

Pour 33% d’entre eux, il y aura de multiples épisodes sans aggravation de la maladie.

En revanche, pour un autre tiers,  la maladie évoluera à chaque épisode aigu. Cet état de fait est principalement dû au manque de soins. En effet, beaucoup de patients schizophrènes abandonnent leur traitement, ce qui conduit à un nombre impressionnant de rechutes.

A noter que 15% des patients schizophrènes ne bénéficient d’aucun traitement.

D’où l’importance du lien thérapeutique patient-médecin :

 

accueil, annonce du diagnostic, effets secondaires du traitement, accueil des familles (soutien): impact sur la vie quotidienne de ces patients et de leur famille.

 

 


<P></P>
<P></P></TD></TD></TR></TBODY></TABLE>

Imprimer cette news


LE TITRE DE CETTE INFORMATION EST : Dr AMZALLAG - La Schzophrénie

Information envoyée par la section unafam69

Vous pouvez répondre et réagir .........Votre texte sera placé ici après validation par le webmestre

Avec le formulaire ci-dessous

Pseudo :

Email :

Titre :

Commentaire :

bloc_b_g bloc_b_d
 
Copyright © 2005-2015 Site - UNAFAM - Délégation Haute Vienne 87 - Région Limousin
Groupe de sites conçu et développé par Jacques DREYER-DUFER bénévole UNAFAM        Voir les autres sites du groupe        Mentions légales