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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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Le système de santé français en cause dans la surconsommation de psychotropes 3 juillet 2006

in LE MONDE | 29.06.06 | 13h48  
Les Français sont les premiers consommateurs de psychotropes en Europe. Le constat est établi depuis plus de dix ans, mais une étude, rendue publique jeudi 29 juin, apporte enfin un éclairage sur les raisons de ce phénomène. Commandée par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (OPEPS) à une équipe de chercheurs (Inserm et université Bordeaux-II), elle livre un état des lieux de la consommation de médicaments psychotropes en France.
De 300 millions d'euros en 1980, le montant remboursé par l'assurance-maladie pour ces produits a atteint 1 milliard d'euros en 2004.
Ainsi, les "troubles mentaux" représentent le quatrième poste des dépenses pharmaceutiques et se situent - avec 122 millions de boîtes vendues en 2005 - au deuxième rang en termes de prescriptions (Le Monde du 10 juin). Un adulte sur quatre utilise un psychotrope au moins une fois par an.




SUITE DE L'INFORMATION

De multiples facteurs sont susceptibles d'expliquer cette surconsommation. D'abord, elle est "à l'image de l'engouement suscité dans notre pays par le médicament en général". Ensuite, le système français du paiement à l'acte "favorise cette tendance".

Pour les médecins généralistes, à l'origine de 80 % des prescriptions de psychotropes, délivrer un somnifère ou un antidépresseur pour répondre à un "mal être" du patient permet de "gagner du temps par rapport à une approche basée sur le conseil ou la psychothérapie de soutien". Or, en médecine de ville, "une part importante des prescriptions vise à réduire, hors d'un cadre diagnostique précis, la "souffrance psychique" liée à des événements de vie, ou à des difficultés et conflits professionnels ou familiaux".

A cela s'ajoute une formation médicale initiale et continue "notoirement insuffisante" en pharmacologie ou "essentiellement assurée par l'industrie pharmaceutique". Enfin, les recommandations de bonne pratique s'avèrent "mal appliquées".

La consommation élevée de psychotropes "ne s'explique pas par une prise en charge plus adéquate en France des troubles psychiatriques", insiste l'étude. Les durées de prescription sont "peu respectées". Cette banalisation n'a jamais vraiment été étudiée. "L'absence d'études pharmaco-épidémiologiques évaluant l'usage des psychotropes et les caractéristiques des consommateurs est particulièrement regrettable", soulignent Hélène Verdoux et Bernard Bégaud, coordonnateurs de l'étude.

"HOMÉOPATHIE ET PHYTOTHÉRAPIE"

Les durées de prescription sont, pour les anxiolytiques, "longues quand elles devraient être courtes" et, pour les antidépresseurs, "courtes quand elles devraient être longues". Il en est de même pour les indications de traitement : "La moitié des personnes consommant des antidépresseurs et plus des deux tiers de celles utilisant des somnifères et des anxiolytiques ne présentent pas de trouble psychiatrique relevant d'une indication reconnue ; inversement, moins d'une personne sur trois souffrant de dépression bénéficie d'un traitement approprié".

Si la volonté "d'échapper au mal être" a "sa légitimité", les réponses thérapeutiques ne devraient pas se résumer aux psychotropes. Pour les chercheurs, des "alternatives" sont à rechercher du côté des psychothérapies à condition d'"élaborer des critères de conventionnement" de ces professionnels et de "garantir une accessibilité à tous les assurés y compris aux bénéficiaires de la CMU (couverture-maladie universelle)".

Pour les personnes en attente d'une réponse médicamenteuse à des "plaintes" psychique et comportementale, "l'homéopathie et la phytothérapie représentent indiscutablement une alternative possible", souligne l'étude qui dénonce "l'incohérence politique à prétendre vouloir diminuer l'exposition aux somnifères et aux anxiolytiques en prenant, dans le même temps, la décision de dérembourser" des traitements moins lourds.

Les chercheurs rappellent d'ailleurs que "l'Allemagne, qui est le pays qui consomme le moins de psychotropes est aussi celui où la phytothérapie est la mieux remboursée".

Enfin, l'étude recommande de "promouvoir une information grand public sur les règles élémentaires d'hygiène de vie" parce qu'elles constituent "une véritable alternative thérapeutique", notamment pour les problèmes de sommeil en l'absence de trouble psychiatrique avéré.

Sandrine Blanchard

Article paru dans l'édition du 30.06.06

 

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